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Saint-Amé

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Sleeve

JE VAIS AVOIR UN SLEEVE GASTRECTOMIE POUR MON OBÉSITÉ

Technique chirurgicale définitive, la sleeve gastrectomie consiste en l’ablation d’une partie de l’estomac avec l’objectif d’obtenir une perte de poids durable chez le patient souffrant d’obésité. 

 

QUEL EST LE PRINCIPE DE LA SLEEVE GASTRECTOMIE ?

La technique de la gastrectomie longitudinale (également appelée sleeve gastrectomie ou gastrectomie en manchon) est l’une des différentes techniques de chirurgie de l’obésité. Elle vous a été proposée par le chirurgien qui vous suit car elle est adaptée à votre type d’obésité et à votre état de santé.

Lors d’une sleeve gastrectomie, le chirurgien retire environ les deux tiers de l’estomac et, notamment, la partie contenant les cellules qui sécrètent l’hormone stimulant l’appétit (appelée ghréline). Après avoir effectué ce geste, il réduit alors l’estomac à un tube vertical, ce qui permet aux aliments de passer rapidement dans l’intestin. Par ailleurs, l’appétit est diminué, mais la digestion des aliments n’est pas, pour autant, perturbée.

 

QUELLES EN SONT LES CARACTÉRISTIQUES ?

Contrairement à la technique de l’anneau gastrique ajustable (voir fiche), celle de la sleeve gastrectomie est définitive puisqu’une partie de l’estomac est retirée lors de l’intervention chirurgicale. L’intervention dure, en moyenne, une à deux heures et la durée d’hospitalisation est, en général, de trois à cinq jours.

 

QUELLE EST LA PERTE DE POIDS ATTENDUE ?

La perte de poids escomptée est de l’ordre de 20 % du poids de départ à deux ans, soit une perte de poids d’environ 25 à 30 kg pour une personne de taille moyenne (1,70 m) avec un indice de masse corporelle ou IMC (calculé en divisant le poids par la taille au carré) égal à 40 kg/m2.

 

QUELLES SONT LES ÉVENTUELLES COMPLICATIONS ?

Il existe cinq risques principaux liés à la sleeve gastrectomie :

– au niveau de l’estomac restant, peuvent apparaître des ulcères (érosion de l’estomac), des fistules (passage des aliments ou liquides entre l’intérieur de l’estomac et le reste de la cavité abdominale) ou une sténose (rétrécissement d’une partie de l’estomac restant) ;

– peu après l’intervention, une hémorragie de l’estomac peut également être observée ;

– des carences nutritionnelles sont possibles. Pour les prévenir et les traiter, le patient doit être surveillé sur le long terme par l’équipe médicale qui le suit (voir fiche). La prise de suppléments de vitamines ou minéraux est fréquente ;

– la survenue d’un reflux gastro-œsophagien (remontées acides de l’estomac vers l’œsophage) et une inflammation de l’œsophage (œsophagite) sont possibles ;

– enfin, le patient peut souffrir d’une dilatation de l’estomac.

Dans tous ces cas, le patient doit être vu, en urgence, par l’équipe médicale qui vous suit.

 

 

 

EXTRAIT DE LA FICHE D'INFORMATION ASSPRO :

INFORMATION PRÉOPÉRATOIRE

LE BY-PASS GASTRO-JEJUNAL (court-circuit)

 

QU’EST CE QUE C’EST ?

Le by-pass (dérivation ou court-circuit en anglais) gastro-jéjunal permet de créer chirurgicalement un estomac très petit qui se déverse directement dans une anse de l’intestin grêle, appelée jéjunum. Cela permet, à la fois, de diminuer la quantité d’aliments ingérés et de réduire leur assimilation par l’organisme. C’est une modification anatomique définitive. Pratiquée depuis presque 40 ans, cette intervention est la plus connue des opérations destinées à faire perdre du poids. Son efficacité à court et à long terme est aujourd’hui prouvée. Elle n’est mise en échec que dans un cas sur 5, (perte de poids insuffisante ou reprise de poids).

 

POURQUOI FAIRE L’INTERVENTION ?

Vous souffrez d’un surpoids important. Un traitement chirurgical de l'obésité peut vous être utile si votre index de masse corporelle (IMC) est ≥ 40 (ou ≥ 35 si l’excès de poids est associé à un diabète, une hypertension artérielle ou une arthrose de hanche ou de genou, maladies qui s’amélioreront avec l’amaigrissement). Un IMC trop élevé réduit de quelques années de vie l’espérance de vie et altère la qualité de vie. On calcule l’IMC en divisant son poids  (kilos) par sa taille au carré (mètres carrés). La normale se situe entre 20 et 25 kg/m2.

 

L’INTERVENTION CHIRURGICALE

Vous arrivez dans l’établissement hospitalier la veille de l’intervention qui durera entre 1 et 4h, selon votre poids ou l’existence d’opérations précédentes sur l’abdomen. L’anesthésie dure au total une heure supplémentaire pour permettre l’installation et la désinstallation sur la table d’opération.

Le by-pass est quasiment toujours fait sous anesthésie générale. Pour les chirurgiens entrainés aux opérations sous cœlioscopie (95-98% des cas), l’intervention est réalisée à l’aide d’une caméra miniaturisée et d’instruments introduits par de petites incisions de 5 à 15 mm au niveau du ventre. On parle aussi de chirurgie mini-invasive ou de laparoscopie. Exceptionnellement, l’opération est faite par une incision classique (laparotomie) qui peut être décidée avant l’opération, ou pendant l’intervention quand des difficultés particulières apparaissent comme un saignement difficile à contrôler.

Pour la sécurité de l’opération, un bilan préopératoire très complet est réalisé comme le recommande la Haute Autorité de Santé. La réalisation de ce bilan vous laisse le temps pour la réflexion. Cela vous permet de vous renseigner sur les différents types d’interventions possibles. Lors de la seconde consultation n’hésitez pas à reposer des questions à votre chirurgien. Il n’y a jamais d’urgence à réaliser un by-pass gastro-jéjunal.

Cette intervention nécessite une demande d’entente préalable auprès de la sécurité sociale qui sera rédigée par votre chirurgien. Vous devez ensuite l’adresser en recommandé à votre caisse, qui a 15 jours pour répondre et éventuellement vous convoquer. Passé ce délai, l’absence de réponse signifie que vous avez obtenu un accord.

 

APRÈS L’INTERVENTION CHIRURGICALE

La période qui suit l’opération nécessite une surveillance attentive car la grande majorité des complications survient pendant les 2 premiers jours après l’opération. Les tuyaux qui auront pu être mis en place pendant l’intervention (sonde dans la vessie ou l’estomac, drain de l’abdomen, perfusion) vous seront retirés dans les jours suivants, et vous pourrez reprendre progressivement votre alimentation.

La durée d’hospitalisation en France varie entre 2 et 7 jours, selon les équipes et en l'absence de complications.

Pour votre confort et votre confiance, il est essentiel de bien suivre les conseils alimentaires donnés par le chirurgien, les diététiciennes et les infirmières. Classiquement, la reprise des aliments commence par des repas semi-liquides puis solides. Il faut manger calmement, lentement, ne pas boire pendant les repas et bien mâcher lors de la reprise des aliments solides. Un programme ou des conseils d’alimentation vous seront remis. Un accompagnement psychologique est également souvent utile.

Vous devez vous engager à revoir votre chirurgien et votre nutritionniste pour un suivi à long terme. La perte de poids importante des 3 premiers mois entraîne une fatigue importante car elle concerne aussi les muscles. La pratique d’une activité physique est donc impérative et doit être débutée le plus tôt possible après l’intervention (environ un mois après). C’est elle qui permet de reconstituer le muscle, ce qui réduira votre fatigue. Ces nouvelles règles de vie limiteront également le risque de reprise de poids. Après by-pass gastrique, on estime qu’au cours des 2èmes et 3èmes années, la reprise de poids peut atteindre 10% du poids perdu durant la première année. La perte de poids atteint en moyenne, au bout de 10 ans, 60 à 65% de l’excès de poids initial.

Après votre retour au domicile la survenue de certains signes doivent vous conduire à contacter votre chirurgien sans attendre : essoufflement, douleurs abdominales aigues ou intenses, fièvre, saignements par l’anus ou vomissements répétés, douleurs des épaules en particulier à gauche, car ces symptômes peuvent traduire la survenue d'une complication.

Comme après toute chirurgie de l'obésité, la grossesse est déconseillée pendant la première année postopératoire. Une contraception efficace est donc recommandée.

 

COMPLICATIONS

Comme dans toute intervention chirurgicale, il existe des risques lors de la réalisation d’un by-pass gastro-jéjunal. Avant 60-65 ans, le risque opératoire est inférieur à celui qu’on prend à ne rien faire. La grande obésité abîme progressivement votre cœur, vos poumons, vos articulations, et certains de vos organes.

Le by-pass gastro-jéjunal peut entraîner des effets secondaires (phénomènes gênants mais non dangereux) :

  • Le dumping syndrome : c’est une sorte de malaise (palpitations, nausées, maux de tête, diarrhée) survenant après consommation d’aliments trop riches ou trop rapidement absorbés,
  • Les flatulences, relativement limitées et variables en fonction des individus,
  • Les diarrhées ou constipations, touchent moins d’un patient sur 10 et sont souvent en rapport avec la consommation de graisses. Elles peuvent nécessiter un traitement ou un régime adapté.
  • Les difficultés d'alimentation, relativement rares, mais très variables d’une personne à l’autre.

 

Les complications opératoires

  • Dans 2 à 3% des cas, il existe des fuites sur les sutures entre estomac et intestin. Cela peut provoquer un abcès, voire une péritonite. Cette complication survient généralement dans les 2 premiers jours, mais il faut s’en méfier après le retour au domicile.
  • Comme dans toute opération, il existe un risque de saignement (1 à 2%) qui justifie une surveillance étroite dans les premiers jours. S’il est parfois utile de vous transfuser des globules rouges en cas d’anémie, le saignement ne nécessite qu’exceptionnellement une ré-intervention.

Dans 2% des cas et sous 48 heures, on observe une occlusion intestinale aiguë qui nécessite le plus souvent une ré-intervention précoce.

Il existe des complications très exceptionnelles liées à la cœlioscopie. Des blessures accidentelles qui sont favorisées par la complexité de l’intervention ou des circonstances anatomiques imprévues. Leur reconnaissance immédiate, permet en général une réparation sans séquelle, mais elles peuvent parfois passer inaperçues lors de l'intervention et provoquer une péritonite ou un abcès post-opératoire. Elles peuvent exceptionnellement entrainer le décès du patient.

L’excès de poids augmente les risques de phlébite (caillot dans les veines) et d’embolie pulmonaire ; vous devrez avoir, après l’opération, des piqûres pour fluidifier le sang et éventuellement des bas de contention.

Le by-pass gastrique peut entraîner des complications tardives (bien au-delà du premier mois après l’opération). Elles sont dominées par :

  • L’ulcère au niveau de la petite poche de l’estomac qui se manifeste par des douleurs et peut être favorisé par le tabac ou la consommation d’anti-inflammatoires ou aspirine. Il survient dans moins de 5 % des cas et nécessite souvent de faire une fibroscopie. Le traitement est médical et doit être prolongé et surveillé.
  • Les douleurs de l’abdomen : elles sont fréquentes et parfois sans cause évidente, mais elles doivent faire craindre la hernie interne (3 à 4%), conséquence du court-circuit intestinal et de l’amaigrissement important. Elles peuvent nécessiter une nouvelle chirurgie généralement sous cœlioscopie.
  • La formation de calculs dans la vésicule biliaire est fréquente. Si elle est douloureuse, une ablation de la vésicule biliaire par cœlioscopie est parfois nécessaire. Pour éviter l’apparition de calculs, un traitement dissolvant préventif peut être donné après le by-pass pour une durée de 6 mois.

 

RÉSULTATS ATTENDUS

Le bénéfice attendu de l'opération est que vous perdiez une grande partie de votre excès de poids sans le reprendre à long terme et, de ce fait, diminuer, voire supprimer les maladies associées comme l'hypertension artérielle, le diabète, l'apnée du sommeil ou les douleurs articulaires.

La perte moyenne d’excès de poids à attendre avec cette intervention, est de 65 % (l’excès de poids correspond au nombre de kilos que vous avez en trop par rapport à votre poids idéal attendu, calculé sur la base d’un IMC entre 23 et 25).  La perte de poids obtenue est ainsi de 35 à 40 kg en moyenne.

 

EN RÉSUMÉ

Le by-pass gastro-jéjunal est une intervention chirurgicale définitive qui permet de réduire la quantité d’aliments ingérés ainsi que leur assimilation par l’organisme. Réalisée le plus souvent sous contrôle vidéo, en chirurgie mini-invasive, cette intervention a fait ses preuves et permet d’obtenir une perte de poids notable chez les patients souffrant d’une obésité importante. Elle doit être mûrement réfléchie et un suivi rigoureux permet d’éviter les complications et d’optimiser son efficacité.

 

QUELQUES QUESTIONS QUE VOUS DEVEZ VOUS POSER OU POSER À VOTRE CHIRURGIEN AVANT DE VOUS DÉCIDER POUR VOTRE INTERVENTION :

  • Pourquoi me recommandez-vous cette chirurgie particulièrement ?
  • Y a-t-il d’autres solutions chirurgicales pour mon cas et pourquoi ne me les recommandez-vous pas ?
  • Si je ne me fais pas opérer, mon état va-t-il se dégrader ?
  • Comment se passe l’acte chirurgical et en avez-vous l’expérience ? Quel  est le temps opératoire ? Quelle est la durée de l’hospitalisation ? Aurai-je beaucoup de douleurs et comment la traiter ?
  • Quels sont les risques et/ou complications encourus pour cette chirurgie ?
  • Quels sont les bénéfices pour moi à être opéré et quel résultat final puis-je espérer ?
  • Au bout de combien de temps pourrai-je reprendre mon travail ou mes activités sportives et quelle sera la durée totale de ma convalescence ?

 

Téléchargez l'intégralité de la fiche ASSPRO en cliquant ici

 

 

 

EXTRAIT DE LA FICHE D'INFORMATION FCVD :

 

POURQUOI FAIRE L’INTERVENTION ?

Vous pouvez être candidat à un traitement chirurgical de l’obésité lorsque votre index de masse corporelle est supérieur ou égal à 40 ; ou supérieur ou égal à 35 avec comorbidités (pathologies associées à l’obésité pouvant être améliorées par une perte de poids). L’index de masse corporelle (IMC) se calcule en divisant le poids par la taille en mètre au carré. L’IMC normal est entre 20 et 25 kg/m2.Un IMC supérieur ou égal à 40 ou, 35 avec des comorbidités, diminue votre espérance de vie et altère votre qualité de vie par rapport à quelqu’un de votre âge et de votre taille qui a un poids normal.

  • Le bénéfice attendu de l’opération est que vous perdiez une grande partie de votre excès de poids sans le reprendre le plus longtemps possible et, de ce fait, diminuer, voire supprimer l’hypertension artérielle, le diabète, l’apnée du sommeil, les douleurs, articulaires... (comorbidités). Comme dans toute intervention chirurgicale,  il existe des risques associés à l’intervention. Mais il y a généralement plus de risque pour votre santé à ne rien faire plutôt que de vous faire opérer (l’opération est moins dangereuse que de ne rien faire) car votre coeur, vos poumons, vos articulations, vos organes s’abîment progressivement. A partir de 60-65 ans, la perte de poids est plus difficile à obtenir et la balance entre le bénéfice attendu et les risques de l’opération peut être moins favorable.
  • Pour la sécurité de l’opération un bilan préopératoire très complet est réalisé en accord avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS ). Cette intervention demande une entente préalable auprès de la sécurité sociale qui sera rédigée par votre chirurgien. Vous l’adresserez en recommandé à votre caisse qui a 15 jours pour répondre et éventuellement vous convoquer. Passé ce délai, l’absence de réponse vaut accord.
  • La réalisation de ce bilan vous permettra aussi d’avoir un délai de réflexion et de vous permettre de vous renseigner sur les différents types d’interventions (internet, entourage, groupes de parole…). N’hésitez pas à reposer des questions à votre chirurgien.

Il n’y a jamais d’urgence à réaliser ce type d’intervention.

  • Il existe plusieurs opérations. Les plus pratiquées actuellement en France sont la sleeve gastrectomie, le by pass gastrique et l’anneau.

 

LA GASTRECTOMIE LONGITUDINALE (SLEEVE GASTRECTOMIE)

  • Le principe de la sleeve gastrectomie est de réduire la capacité de l’estomac et de supprimer la zone de sécrétion d’une hormone qui favorise l’appétit (la ghréline). Cette technique provoque donc une satiété précoce et vous mangerez moins. En pratique, on retire les 2/3 de l’estomac et celui-ci est transformé en tube. Cette opération est très efficace sur la perte de votre excès de poids ce qui peut prendre entre 12 et 18   mois, mais souvent moins. Pour atteindre votre objectif, il faut cependant respecter les règles alimentaires et renoncer aux grignotages et aux liquides hypercaloriques (sodas...). Cette intervention est récente (2002) et on ne dispose pas encore de résultats au-delà de 5 ans sur des effectifs importants. Cependant les résultats à 5 ans sont très satisfaisants.

  • La sleeve gastrectomie est quasiment toujours faite par coelioscopie (opération sous anesthésie générale et avec l’aide d’une caméra avec de petites incisions allant de 5 à 15 mm, parfois moins). Il peut arriver, exceptionnellement, que l’opération soit faite par une incision classique (laparotomie), soit que cela soit prévu avant l’opération soit que cela soit décidé pendant l’opération par le chirurgien devant l’apparition de difficultés (tissus collés entre eux par des interventions précédentes le plus souvent).
  • Vous entrerez la veille ou le matin de l’opération. L’opération elle-même dure entre 1h et 4h, en fonction de l’expérience de l’opérateur, de votre poids, de l’existence d’opérations précédentes sur l’abdomen. Il faut rajouter environ une heure d’anesthésie en plus pour l’installation et la désinstallation.
  • La période qui suit l’opération (période post-opératoire) nécessite une surveillance attentive. La grande majorité des complications survient pendant les 48 premières heures postopératoires. Une ré-intervention en urgence peut être nécessaire si une complication est suspectée. Dans les jours qui suivent les tuyaux éventuellement mis (sonde dans la vessie, sonde dans l’estomac, drain sortant du ventre, perfusion) seront progressivement retirés et vous serez progressivement réalimenté. La durée d’hospitalisation en France varie entre trois et sept jours suivant les équipes et en l’absence de complications.
  • Il est essentiel pour votre confort et votre confiance de bien suivre les conseils alimentaires donnés par le chirurgien, les diététiciennes et les infirmières. Il faudra vous alimenter de façon semi- liquide puis solide, calmement, lentement, ne pas boire en mangeant et bien mâcher quand vous introduirez les solides. Un programme ou des conseils de développement de votre alimentation vous seront remis.

 

QUELLES SONT LES COMPLICATIONS POSSIBLES ?

  • Pour réaliser la gastrectomie partielle, l’estomac est agrafé sur environ 20 cm de haut. Il y a un risque de fuite sur cet agrafage ce qui peut provoquer un abcès voire une péritonite. Cela justifie une surveillance étroite pendant votre hospitalisation. Cette complication peut aussi arriver pendant quelques semaines après l’opération. Un suivi médical régulier doit donc être effectué. Le respect scrupuleux des consignes de réalimentation contribue à réduire ce risque. La survenue d’une fuite (fistule) après sleeve gastrectomie nécessite généralement des traitements longs, qui peuvent se compter en semaines et nécessiter des gestes techniques sous anesthésie générale voire une réintervention.
  • Comme dans toute opération il existe un risque de saignement (hémorragie), qui justifie une surveillance étroite et des prises de sang dans les premiers jours. Une réopération et/ou un traitement médical (transfusion sanguine) pourront être nécessaires suivant la gravité.
  • La création d’un estomac trop étroit empêchant une alimentation correcte est aussi possible mais très rare. Exceptionnellement, une autre intervention sera nécessaire pour régler ce problème.
  • Il existe enfin des complications très exceptionnelles liées à la coelioscopie. lorsque l’on gonfle le ventre ou quand on met le premier tube pendant l’opération qui peuvent nécessiter d’ouvrir (laparotomie). Il s’agit en général de blessures de gros vaisseaux comme l’aorte abdominale ou de blessures des organes proches du site opératoire : essentiellement digestifs (intestin) ou urinaires (uretère, vessie). Ces blessures accidentelles peuvent être favorisées par la complexité de l’intervention ou des circonstances anatomiques imprévues. Leur reconnaissance immédiate permet en général une réparation sans séquelle, mais elles peuvent parfois passer inaperçu lors de l’intervention et provoquer une péritonite ou un abcès post- opératoire Elles peuvent exceptionnellement entrainer le décès du patient.
  • L’excès de poids augmente le risque de phlébite (caillot dans les veines) et d’embolie pulmonaire ; vous devrez avoir, après l’opération, des piqures pour fluidifier le sang et éventuellement des bas de contention. Globalement le taux de décès après ce type d’opération est inférieur à 0,1% (1).
  • Après votre retour au domicile la survenue de certains signes (essoufflement, douleurs abdominales aigues ou intenses, fièvre, saignements par l’anus, vomissements répétés, difficultés alimentaires majeures, douleurs des épaules en particulier à gauche) doivent vous conduire à contacter votre chirurgien sans attendre, car ces symptômes peuvent traduire la survenue d’une complication.
  • Plus à distance, vous devez vous engagez  à revoir votre chirurgien et votre médecin spécialiste pour des conseils alimentaires à long terme et le dépistage de complications éventuelles. Vous devrez reprendre ou développer une activité physique quelle qu’elle soit que l’on estime nécessaire ainsi que, si cela vous a été recommandé, un accompagnement psychologique.
  • Comme après toute chirurgie de l’obésité, la grossesse est déconseillée pendant la première année post-opératoire. Une contraception efficace est donc recommandée.

 

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